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22 mars 2011 2 22 /03 /mars /2011 19:17

 

 

INTERNATIONAL CRISIS GROUP 

 NOUVEAU COMMUNIQUE DE PRESSE

Lettre ouverte aux chefs d'Etat et de gouvernement de la Communauté économique des Etats d'Afrique de l'Ouest (CEDEAO) sur la situation en Côte d'Ivoire

Bruxelles, 22 mars 2011

Excellences,

C'est avecune profonde inquiétude quant à l'aggravation de la situation sécuritaire en Côte d'Ivoire que nous nous adressons à vous afin de préconiser des efforts accrus pour arrêter la dérive du pays vers une véritable guerre civile, qui impliquerait probablement une épuration ethnique et d'autres atrocités de masse.

Le 10mars 2011, le Conseil de paix et de sécurité de l'Union africaine a clos ledébat sur l'élection présidentielle du 28 novembre 2010 en Côte d'Ivoire en endossant le rapport du panel de cinq chefs d'Etat qui a confirmé Alassane Ouattara comme seul président légitime du pays. Malheureusement, cette décisionn'a guère contribué à mettre fin à la crise, puisque le régime en place y arépondu par de nouvelles attaques armées contre les sympathisants d'AlassaneOuattara, et par une violente répression envers la population.

Desattaques contre des civils sont perpétrées quotidiennement, des cas de disparitions forcées, de viols et de torture continuent à être signalés, et le bilan humain dépasse de loin celui, confirmé par l'ONU, de 440 morts. Les combats entre les forces loyales au président en place, Laurent Gbagbo, etc elles alliées à Alassane Ouattara se sont intensifiés, incluant l'usage d'armes lourdes, et les déplacements massifs de population, accompagnés de discours de haine et d'incitations à la violence, sont des indicateurs préoccupants d'une crise qui s'aggrave, ainsi que d'un risque d'épuration ethnique et d'autres crimes de masse. La Côte d'Ivoire n'est plus au bord de laguerre civile, cette dernière a déjà commencé.

LaCommunauté économique des Etats d'Afrique de l'Ouest (CEDEAO), forte du soutien de l'Union africaine, devrait offrir à Laurent Gbagbo une dernière chance de départ pacifique tout en se préparant activement à évincer son régime par tous les moyens nécessaires avant qu'il ne soit trop tard. L'investissement massif de la communauté internationale dans la paix et la sécurité en Afrique de l'Ouest depuis près de deux décennies est aujourd'hui menacé.

Dans un rapport publié le 3 mars dernier, International Crisis Group a identifié troisscénarios à court terme : celui du " pourrissement et de la divisiondurable du pays ", celui de " la crise sociale et de l'insurrectionpopulaire " et celui de " la guerre civile ". Nous avionssouligné que le scénario de la guerre civile accompagnée de massacres de civilsétait le plus probable et que la situation en Côte d'Ivoire constituait unemenace grave et imminente pour la paix et la sécurité de toute l'Afrique del'Ouest. Malheureusement, les faits sur le terrain sont en train de nous donnerraison.

Nul nedoit être induit en erreur par l'appel de Gbagbo au dialogue inter-ivoirien età la fin des violences, délivré le 18 mars par le porte-parole de songouvernement non reconnu. Le président sortant n'a pas reconnu de façon claireet définitive la victoire électorale d'Alassane Ouattara, et le jour suivant,le ministre de la Jeunesse du régime Gbagbo, Charles Blé Goudé, a appelé les jeunes ivoiriens à s'enrôler massivement dans l'armée " pour libérer laCôte d'Ivoire des bandits ".

Le futur que Gbagbo propose à son pays se résume à la guerre, à l'anarchie et à une violence aux dimensions xénophobes, ethniques et religieuses. La télévision publique ivoirienne, qui est contrôlée par le régime sortant, a diffusé récemment des images de corps de rebelles, décrits comme des ressortissants d'autres pays d'Afrique de l'Ouest, nommément le Burkina Faso, le Sénégal et leMali. Dans un contexte où la population est endoctrinée depuis des années par une rhétorique xénophobe, cela constitue une invitation ouverte à des représailles sur les communautés immigrées.

La CEDEAOne doit pas céder au chantage de Gbagbo. La sécurité physique et économique des ressortissants d'Afrique de l'Ouest vivant en Côte d'Ivoire ne sera jamais garantie par un régime qui manipule une rhétorique de solidarité avec les" pays frères " tout en menaçant leurs citoyens, et qui déchaine des milices pour terroriser tous ceux qui ne le soutiennent pas. Toute l'Afrique del'Ouest court le risque d'être gravement fragilisée par le retour à la guerre civile en Côte d'Ivoire et par la désagrégation de son gouvernement central. La CEDEAO doit maintenant prendre des mesures politiques et militaires décisives pour empêcher l'émergence d'une crise beaucoup plus grande.

Excellences, lors de votre réunion les 23 et 24 mars à Abuja, nous vous invitons à :

  • demander au Haut représentant qui doit être nommé par le président de la Commission de l'Union africaine d'offrir une dernière chance au président sortant de partir dignement avec des garanties de sécurité, et d'exiger une réponse immédiate de sa part ;
  •  
  •  décider de la création d'une mission militaire dont l'objectif serait de permettre à la communauté régionale de protéger, aux côtés des forces de l'Opération des Nations unies en Côte d'Ivoire (ONUCI), toutes les populations résidant en Côte d'Ivoire dans le cas très probable d'une explosion de violences massives ; de soutenir l'action militaire et les décisions qui pourraient être prises par la CEDEAO en fonction de l'évolution de la situation dans les mois à venir ; et d'aider le président Ouattara et son gouvernement à assurer leur autorité sur l'ensemble des Forces de défense et de sécurité et à contrôler l'intégralité du territoire ;
  • demander au Conseil de sécurité des Nations unies d'examiner des mesures d'urgence qui pourraient prendre la forme d'actions militaires préventives menées par l'ONUCI afin de protéger plus efficacement les populations civiles, comme de neutraliser les moyens de mobilité des forces armées impliquées dans des attaques aveugles à l'arme lourde à Abidjan ;
  •  
  • demander au Conseil de paix et de sécurité de l'Union africaine et au Conseil de sécurité des Nations unies d'adopter des sanctions individuelles à l'encontre des personnes qui rejettent la décision du Conseil de paix et de sécurité de l'Union africaine datée du 10 mars 2011, qui sont responsables d'attaques délibérées contre des civils, qui appellent ouvertement à la violence, ou qui sont responsables de la diffusion dans les médias audiovisuels et écrits de messages incitant à la haine et à la violence.

La CEDEAOa joué un rôle clé depuis le début de la crise ivoirienne. Son leadership estplus important que jamais. Depuis le 28 novembre 2010, les efforts de LaurentGbagbo pour se maintenir au pouvoir ne laissent plus aucun doute sur la menacegrave que son régime représente pour la paix et la sécurité dans toutel'Afrique de l'Ouest. Le coût de l'inaction est désormais beaucoup plus élevéque celui de la prise de mesures politiques et militaires fortes.

Avec notre plus haute considération,

Louise Arbour
Présidente de l'International Crisis Group


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INTERNATIONAL CRISISGROUP - NEW MEDIA RELEASE

Open Letter to Heads ofState and Government of the Economic Community of West African States (ECOWAS)on the Situation in Côte d'Ivoire

Brussels, 22 March 2011

Excellencies,

We aredeeply concerned about the worsening security situation in Côte d'Ivoire andurge enhanced efforts to stop the country's slide into full-scale civil war,which would likely involve ethnic cleansing and other mass atrocity crimes. On10 March 2011, the Peace and Security Council of the African Union ended thedebate on the outcome of Côte d'Ivoire's 28 November 2010 presidential electionby endorsing the report of the panel of the five heads of state who confirmedAlassane Ouattara as the sole legitimate president of the country.Unfortunately, this pronouncement has done little to relieve the crisis,because the incumbent regime responded with renewed armed attacks on Ouattarasupporters and violent repression of the population.= 0

Dailyattacks on civilians, including reports of forced disappearances, rapes andtorture, continue, and the death toll far exceeds the UN's confirmed count of440 dead. Fighting between forces loyal to incumbent President Laurent Gbagboand those allied to Alassane Ouattara has increased, including the use of heavyweapons, and widespread population displacement paralleled by hate speech andincitement to violence are worrying indicators of a deepening crisis and thepotential for ethnic cleansing and other forms of mass killing. Côte d'Ivoireis no longer on the brink of civil war; it has already begun.

TheEconomic Community Of West African States (ECOWAS), with the support of theAfrican Union, should offer Gbagbo a final chance for a peaceful departure,while actively preparing to oust his regime by all necessary means before it istoo late. The massive investment the international community has made in peaceand security in West Africa for nearly two decades is under threat.

In a 3March report, the International Crisis Group identified three scenarios in theshort term: "decay and lasting division of the country", "socialcrisis and popular insurrection", and "civil war". We stressedthat the civil war scenario accompanied by civilian massacres was the mostlikely, and that the situation in Côte d'Ivoire constituted a serious andimminent threat to peace and security throughout West Africa. Unfortunately,the facts on the ground are proving us correct.

Peopleshould not be misled by Gbagbo's appeal for inter-Ivorian dialogue and his callfor an end to the violence, delivered through the spokesman for hisunrecognised government on 18 March. The outgoing president did not make aclear and definitive recognition of Ouattara's election win, and the followingday, Gbagbo's Minister for Youth, Charles Blé Goudé, called on young Ivoriansto enlist in the army en masse "to free Côte d'Ivoire from bandits".

Thefuture Gbagbo proposes for his country is war, anarchy and violence, withethnic, religious and xenophobic dimensions. Ivorian state television, which iscontrolled by the outgoing regime, recently aired images of the bodies ofrebels killed by security forces, described as nationals of other countries inWest Africa, namely Burkina Faso, Senegal and Mali, which in the context ofyears of indoctrination through xenophobic rhetoric is open encouragement forreprisals against immigrant communities.

ECOWASmust not give in to Gbagbo's blackmail. The physical and economic security ofWest African nationals living in Côte d'Ivoire will never be secured by aregime that coarsely manipulates the rhetoric of solidarity with "brothercountries" while threatening their citizens and unleashing militias toterrorise opponents. All of West Africa faces the risk of being severelyweakened by the return to civil war in Côte d'Ivoire and the disintegration ofits central government. ECOWAS must now take decisive political and militarymeasures to prevent a much greater crisis emerging.

Excellencies,as you meet on 23 and 24 March in Abuja, we invite you to:

  • ask the High Representative to be appointed by the president of the Commission of the African Union to provide a last chance for the outgoing president to leave in a dignified manner with guarantees of security, and to require an immediate response from him;
  • decide on the establishment of a military mission whose objective would be to allow the regional community to protect, along with UNOCI forces, all people residing in Côte d'Ivoire in the very likely case of the eruption of massive violence, to support military action and decisions which could be taken by ECOWAS in accordance with developments in the months to come, and help President Ouattara and his government to ensure authority over all defence and security forces and to control the entire territory;
  • ask the United Nations Security Council to consider emergency measures that could take the form of preventive military actions by UNOCI to more effectively protect civilian populations, such as disabling the mobility of armed elements undertaking indiscriminate attacks with heavy weaponry in Abidjan;
  • ask the Peace and Security Council of the African Union and the UN Security Council to adopt individual sanctions against those who reject the decision of the Peace and Security Council of the African Union dated 10 March 2011, those who are responsible for deliberate attacks on civilians, and those who openly call for violence, or are responsible for broadcast and print media messages inciting hatred and violence.

ECOWAShas played a key role since the beginning of the Ivorian crisis. Its leadershipis more important than ever. Since 28 November 2010, Gbagbo's efforts to remainin power no longer leave any doubt about the serious threat that his regimeposes to peace and security throughout West Africa. The cost of inaction ismuch higher now than that of taking strong political and military measures.

With ourhighest consideration,

Louise Arbour
President of the International Crisis Group


Visit our website: http://www.crisisgroup.org
Andrew Stroehlein (Brussels) +32 (0) 2 536 0071
Kimberly Abbott (Washington) +1 202 785 1602
To contact Crisis Group media please click here


TheInternational Crisis Group (Crisis Group) is an independent, non-profit,non-governmental organisation covering some 60 crisis-affected countries andterritories across four continents, working through field-based analysis andhigh-level advocacy to prevent and resolve deadly conflict.

Un exemple de "diplomatie non-gouvernementale" : ICG.
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21 mars 2011 1 21 /03 /mars /2011 18:28

ong humanitaire rubio - credit photo AFP

Crédit photo AFP.

Face à la situation japonaise les ONG des pays riches hésitent. Faut-il collecter des fonds et si oui comment les employer sur place ? Difficile pour les ONG américaines et européennes de concevoir des programmes pertinents même si les besoins sont immenses. Les ONG américaines après un temps d'hésitation ont décidé de collecter des fonds pour aider la population la plus pauvre. Le tableau ci joint donne la répartition des fonds collectés". A ce jour, toutes organisations confondues, le montant dépasse 105 millions de dollars.

 

in PHILANTHROPY

Japan Disaster Fund Raising Now Totals More Than $105-Million

By Caroline Preston and Nicole Wallace

Seven days after the devastating earthquake and tsunamis in Japan, American donors have contributed more than $105-million for relief efforts, according to a Chronicle tally. Nearly three-quarters of the total has been raised by one organization, the American Red Cross.

 

The rate of donations is slower than after last year’s earthquake in Haiti and after 2005’s Hurricane Katrina. Seven days after the disaster in Haiti, donors had contributed more than $275-million, and six days after Katrina they had given more than $457-million. Some nonprofits have been cautious about raising money for the disaster because the needs are not yet clear.

 

 • ADRA International had received $247,868 as of Friday.

 • The American Jewish Joint Distribution Committee had raised $725,000 as of Thursday.

 • The American Red Cross had raised approximately $76-million as of Friday afternoon. Text-message contributions accounted for more than $3.2-million of that total.

 • AmeriCares had received $2.3-million as of Friday.

 • CARE USA has received $302,000 as of Friday.

 • Brother’s Brother Foundation has received more than $84,000 as of Thursday.

 • Catholic Relief Services had raised $1.2-million as of Friday.

 • Direct Relief International had raised more than $1.1-million as of Friday.

 • Give2Asia has received $2-million for relief efforts as of Friday.

 • GlobalGiving has received $725,000. The money will be distributed to six other nonprofits.

 • Habitat for Humanity International had received more than $172,000 as of Friday.

 • International Medical Corps had raised $1.5-million as of Friday. Text-message gifts account for $22,070 of that total.

 • International Rescue Committee had received roughly $450,000 as of Thursday.

 • Islamic Relief had raised more than $134,000 as of Friday.

 • The Jewish Federation of Metropolitan Chicago had raised $88,931 as of Thursday.

 • Medical Teams International has received $56,200 as of Wednesday.

 • The Mennonite Central Committee had received $45,000 from American donors as of Friday. Canadian donors contributed an additional $14,000.

 • Mercy Corps had received $1.65-million as of Wednesday.

 • Operation USA had received about $10,000 as of Thursday.

 • Relief International had received $20,500 as of Thursday.

 • Project HOPE had raised $650,000 as of Thursday.

 • The Salvation Army had received more than $2.8-million as of Friday. Of that total, more than $132,000 came in via text message, $2.5-million online, and $82,000 by telephone.

 • Save the Children had raised $6.9-million in the United States as of Friday. Of that total, $47,000 has come in via text message.

 • The United Methodist Committee on Relief has received more than $500,000 online as of Friday. The organization anticipates that Methodist churches across the country will hold a special offering this Sunday for relief efforts.

 • U.S. Fund for UNICEF had raised $1.2-million as of Friday.

 • United Way Worldwide had raised more than $1-million as of Friday.

 • World Vision U.S. had received $3.5-million as of Friday morning.

 

More than a dozen relief groups The Chronicle contacted said that they are not actively raising money for relief efforts in Japan.

Some organizations, such as Oxfam America, report they are still determining how they will respond to the disaster. Other charities, such as American Jewish World Service, said they are not responding because they only work in developing countries.

Doctors Without Borders is not accepting donations designated for the disaster in Japan. The organization has sent assessment teams to the region but is paying for those efforts with unrestricted funds.

 

 

-o0o-

 


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21 mars 2011 1 21 /03 /mars /2011 10:23

 

 Rubio ONG humanitaire droit ingerence

 

Le droit d’ingérence est-il mort ?

 

Droit d’ingérence, Devoir d’intervention humanitaire et Responsabilité de protéger. Trois mots pour un même concept ? Bernard Kouchner, « inventeur » du droit d’ingérence cosigne dans le journal « Le Monde » avec Nicole Guedj et d’autres, daté du 17 mars 2011, une tribune intitulé « Oui il faut intervenir en Libye et vite ». Ce qui est intéressant dans cet article c’est comment de la notion de droit d’ingérence on en vient à invoquer la « Responsabilité de protéger ». Hubert Védrine, ancien ministre des Affaires étrangères de François Mitterrand au micro de « France-Inter » vendredi matin tout en se félicitant de la Résolution du Conseil de sécurité tient à préciser que celle-ci s’inscrit dans le droit fil de la « Responsabilité de protéger » et qu’il faut oublier le droit d’ingérence « qui sent » par trop le colonialisme. Droit d’ingérence et responsabilité de protéger sont-ils « Janus » ?

 

La notion de responsabilité de protéger est apparu dans le courant des années quatre vingt dix. Elle est plutôt issue du droit international humanitaire qui dans ce qui constitue son pilier essentiel à savoir les Conventions de Genève du 12 août 1949 et les protocoles additionnels de 1977 réaffirment le droit pour les populations de recevoir une assistance humanitaire et surtout le devoir pour les Etats de « respecter et faire respecter » les dites Conventions. Quel sens faut-il donner à cette affirmation ? Peut-on faire un rapprochement avec la notion de « Responsabilité de protéger ?

 

Progressivement on assiste à une interprétation différente du droit/devoir d’ingérence contenu dans le Chapitre VII de la Charte des Nations unies. A l’origine le Chapitre VII était invoqué par les Etats lorsque l’attitude de l’un d’entre eux risquait de porter atteinte à la paix. Puis peu à peu le fondement de l’action des Etats sur la base du Chapitre VII est devenu la violation des droits humains que ceux-ci soient recherchés dans les droits humains stricto sensu ou dans le droit international humanitaire. Ex-Yougoslavie, Kosovo, Somalie. La référence à la situation humanitaire de la population ou les violations massives des droits humains sont invoqués. Puis peu à peu va apparaître la notion de « Responsabilité de protéger ». En réalité un double sens lui est donné : d’abord un Etat a la responsabilité de protéger sa population contre les exactions d’où qu’elles viennent ; ensuite la communauté internationale a le devoir dans le cadre des Nations unies de protéger les populations. Les Etats-Unis iront même jusqu’à invoquer leur responsabilité particulière dans le maintien de la paix et le respect des droits humains pour justifier l’action contre l’Irak qui s’est faîte sans l’assentiment du Conseil de sécurité comme on s’en souvient.

 

Dans la Résolution 1793, qui rappelons-le est un texte obligatoire pour tous les Etats de la planète y compris ceux qui ne sont pas membres des Nations unies, c’est clairement cette notion de Responsabilité de protéger qui est invoquée. Reste à savoir si cette Responsabilité de protéger n’est pas la nouvelle façon de dire « Droit d’ingérence ». 

 

 

-o0o-

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18 mars 2011 5 18 /03 /mars /2011 15:37

TNY - rubio

 

Le Conseil de sécurité : du droit d’ingérence à la responsabilité de protéger ?


Le Conseil de sécurité adonc fini par voter une Résolution concernant la Libye qui s'inscrit dans le droit fil du droit d'ingérence prévu par la Charte des Nations unies au Chapitre VII. A la lecture de cette Résolution 1793 on constate qu'aucune option n'est écartée. A savoir que les Membres du Conseil ont accepté non seulement l'idée d'une exclsuion d'espacle aérien mais aussi des interventions militaires sous toutes leurs formes. Mais faut-il parler de droit d'ingérence ou de responsabilité de protéger comme le concept est depuis une dizaine d'années en trains de se forger. En effet la notion de droit d'ingérence porte en elle même une lourde charge émotionnelle teintée de colonialisme. La notion nouvelle de Responsabilité de protéger les populations à la fois lors des agressions extérieures mais aussi contre les dirigeants tortionnaires d'un pays  fait son chemin. Le cas Lybien en est l'illustration. Nous aurons l'occasion dans les semaines qui viennnent de réfléchir à ces notions de droit d'intervention humanitauire, droit d'ingérence et Responsabilité de protéger. Des concepts proches mais différents politiquement.


Résolution 1793 (document pdf), suivie du discours d'Alain Juppé aux Nations Unies

 

picto pdf 

En français :

Libye : le Conseil de sécurité autorise une zone d'exclusion aérienne

 

Le Conseil de sécurité.

17 mars 2011 – Le Conseil de sécurité de l'ONU a autorisé jeudi les Etats membres à prendre les mesures nécessaires afin de protéger les populations civiles en Libye contre les attaques des forces loyales au dirigeant libyen Mouammar Qadhafi et a notamment décidé la mise en place d'une zone d'exclusion aérienne.

Dans une résolution adoptée par 10 votes en faveur et cinq abstentions (Chine, Russie, Brésil, Allemagne et Inde), le Conseil de sécurité a autorisé les Etats membres « à prendre toutes les mesures nécessaires » afin de « protéger les civils et les zones peuplées de civils sous la menace d'attaques en Jamahiriya arabe libyenne, y compris Benghazi, tout en excluant une occupation par la force ». La ville de Benghazi est contrôlée par les rebelles.

Le Conseil reconnaît le rôle important de la Ligue des Etats Arabes en ce qui concerne « le maintien de la paix internationale et la sécurité dans la région en ayant à l'esprit le Chapitre VII de la Charte des Nations Unies ».

La résolution prévoit la mise en place « d'une zone d'exclusion aérienne au-dessus de la Jamahiriya arabe libyenne afin de protéger les populations civiles ».

Les membres du Conseil de sécurité ont précisé que cette interdiction ne s'imposait pas aux vols à caractère humanitaire dont l'objectif est la distribution de vivres ou de matériel médical ainsi que les vols destinés à l'évacuation d'étrangers.

Le Conseil autorise également les Etats membres « à notifier au Secrétaire général de l'ONU et au Secrétaire général de la Ligue des Etats arabes, agissant nationalement ou au travers d'organisations régionales, de prendre les mesures nécessaires afin de faire respecter l'interdiction des vols ».

Dans la résolution, les Etats membres ont exprimé leur « grave inquiétude sur la situation qui se détériore, l'escalade de la violence et le nombre de victimes civiles » et ont rappelé « la responsabilité des autorités libyennes de protéger la population libyenne ».

Les membres du Conseil ont condamné « les violations systématiques des droits de l'homme y compris les détentions arbitraires, les disparitions forcées et les exécutions sommaires » et ont rappelé « la condamnation par la Ligue des Etats arabes, l'Union africaine et le Secrétaire général de l'Organisation de la Conférence islamique des violations graves des droits de l'homme et du droit humanitaire international qui ont été commis en Libye ».

Le Conseil de sécurité a demandé « l'établissement immédiat d'un cessez-le-feu et l'arrêt complet des violences et de toutes les attaques et abus contre des civils » et a souligné « le besoin d'intensifier les efforts pour trouver une solution a la crise afin de répondre aux demandes légitimes du peuple libyen ».

Les membres du Conseil ont demandé « que les autorités libyennes se conforment à leurs obligations en vertu du droit international, y compris le droit humanitaire international ».

Afin d'assurer la stricte application de l'embargo sur les armes prévu dans la résolution adoptée le 26 février, ils ont décidé d'inspecter sur leur territoire, y compris les ports et les aéroports ou en haute mer, les bateaux et les avions se rendant ou provenant de Libye.

Les membres du Conseil ont déploré l'utilisation systématique de mercenaires et ont demandé à tous les Etats membres de se conformer strictement à leur obligations afin d'empêcher la fourniture de mercenaires armés à la Libye.

Sur le gel des avoirs, le Conseil a décidé qu'il concernera tous les fonds, les avoirs financiers et les ressources économiques qui sont la propriété ou sont contrôlés directement ou indirectement par les autorités libyennes.

Enfin, la résolution autorise la création d'un panel d'experts qui devra regrouper, examiner et d'analyser les informations des Etats, des entités de l'ONU et des organisations régionales et d'autres parties.

Les experts devront fournir un rapport intérimaire sur leur travail pas plus de 90 jours après la nomination du Panel et un rapport final au Conseil pas plus de 30 jours avant la fin du mandat du panel avec ses recommandations.

Le Conseil de sécurité a réaffirmé « son intention de surveiller constamment les actions des autorités libyennes et souligne sa disposition à réviser à tout moment les mesures imposées par cette résolution et la résolution 1970, y compris en renforçant, suspendant ou mettant fin aux mesures le cas échéant, en fonction du respect par les autorités libyennes de cette résolution et de la résolution 1970 ».

Le Secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, a salué une "décision historique" dans un communiqué publié après l'adoption de la résolution. "En adoptant cette résolution, le Conseil de sécurité a accordé une grande importance à l'appel l'action de la Ligue des Etats arabes", a-t-il dit.

Ban Ki-moon a déclaré attendre "une action immédiate". Il a également appelé "à un cessez-le-feu immédiat, à un arrêt de toutes les attaques contre les civils et à un plein accès humanitaire à ceux dans le besoin." Il a précisé que les efforts diplomatiques continueraient.

 

Intervention de M. Alain Juppé, ministre d’Etat, ministre des Affaires étrangères et européennes

Monsieur le Président,

Je souhaite vous remercier pour vos chaleureuses paroles de bienvenue auxquelles j’ai été très sensible.

Madame la vice-secrétaire général,

Mesdames, Messieurs les Ambassadeurs,

Mesdames, Messieurs,

Le monde est en train de vivre l’une de ces grandes révolutions qui changent le cours de l’Histoire : de l’Afrique du Nord au Golfe Persique, les peuples arabes clament leur aspiration à la liberté et à la démocratie !

En Tunisie, avec la « Révolution du Jasmin », en Egypte avec la Journée du 25 janvier, un grand espoir s’est levé : la transition démocratique est engagée dans un esprit de maturité et de responsabilité.

Au Maroc, dans un discours courageux et visionnaire, le roi Mohamed VI a annoncé la mise en place d’une monarchie constitutionnelle.

Ce « nouveau printemps arabe » est pour nous tous, j’en suis sûr, une bonne nouvelle. Notre devoir et notre intérêt nous commandent de l’accompagner avec confiance et disponibilité, non point pour donner à quiconque des leçons ou des modèles mais pour aider chaque peuple à construire lui-même son avenir.

En Libye, hélas ! depuis plusieurs semaines, la volonté populaire est foulée au pied par le régime du colonel Kadhafi, qui mène une répression meurtrière contre ses propres citoyens.

C’est la raison pour laquelle, l’Assemblée générale des Nations unies, sur recommandation du Conseil des droits de l’Homme le 25 février dernier, a suspendu la Libye de ce Conseil.

C’est pourquoi le 26 février, le Conseil de sécurité a estimé, je le cite, que « les attaques systématiques et généralisées (...) commises contre la population civile pourraient constituer des crimes contre l’humanité ». Par sa résolution 1970 adoptée à l’unanimité, il a rappelé que les autorités libyennes ont la responsabilité de protéger le peuple libyen.

Il a également exigé « qu’il soit immédiatement mis fin à la violence ». Il a souhaité que les responsables de ces crimes soient renvoyés devant la Cour pénale internationale dont il a saisi le Procureur, il a sanctionné le colonel Kadhafi, ses proches et ses affidés. Il a enfin décidé un embargo sur les armes à destination de la Libye.

Ces mesures n’ont pas été suffisantes. Dans tout le pays, les violences perpétrées contre les populations civiles n’ont fait que redoubler.

Face à ces provocations intolérables, la communauté internationale a réagi dans une quasi-unanimité :

l’Union européenne l’a fait lors du Conseil européen exceptionnel du 11 mars dernier

les pays du G8 l’ont fait mardi dernier à Paris

les organisations régionales se sont également exprimées avec force. Je pense d’abord à la Ligue arabe qui, dans sa résolution du 12 mars, en a appelé au Conseil de sécurité en demandant l’instauration d’une zone d’exclusion aérienne. Je voudrais aussi saluer l’engagement de l’Union africaine qui a appelé à l’arrêt des violences contre les civils.

Malgré ces appels à la paix, la situation en Libye est aujourd’hui plus alarmante que jamais. Au moment où je vous parle, les troupes du colonel Kadhafi poursuivent la reconquête violente des villes et des territoires qui s’étaient libérés. Nous ne pouvons pas laisser faire les fauteurs de guerre ! Nous ne pouvons abandonner à leur sort des populations civiles victimes d’une brutale répression. Nous ne pouvons laisser bafouer la légalité et la morale internationales.

C’est pourquoi la France a voulu contribuer de toutes ses forces au sursaut de la communauté internationale en travaillant, avec la Grande-Bretagne et les Etats-Unis d’Amérique et d’autres, à l’élaboration du projet de résolution qui nous est soumis.

Avec cette résolution, nous nous donnons les moyens de protéger les populations civiles libyennes :

D’abord en mettant en place une zone d’exclusion aérienne et en autorisant les membres de la Ligue arabe et les Etats membres qui le souhaitent à prendre les mesures nécessaires pour sa mise en œuvre.

Ensuite en autorisant ces mêmes Etats à prendre, outre la zone d’exclusion aérienne, toutes les mesures nécessaires pour protéger les populations et les territoires, y compris Benghazi, qui sont sous la menace d’une attaque des forces du régime de Kadhafi.

Enfin, en renforçant les sanctions adoptées à l’encontre de ce régime, qu’il s’agisse de la mise en œuvre de l’embargo sur les armes, du gel des avoirs des autorités de Tripoli ou de l’interdiction de vol des compagnies aériennes libyennes.

La France appelle solennellement tous les membres du Conseil de sécurité à soutenir cette initiative et à adopter cette résolution. Si ce mandat est voté, elle est prête à agir, avec les Etats membres, notamment arabes, qui le souhaiteront.

Nous n’avons plus beaucoup de temps. C’est une question de jours, c’est peut-être une question d’heures. Chaque jour, chaque heure qui passe, resserre l’étau des forces de la répression autour des populations civiles éprises de liberté, et notamment de la population de Benghazi.

Chaque jour, chaque heure qui passe, alourdit le poids de la responsabilité qui pèse sur nos épaules.

Prenons garde d’arriver trop tard !

Ce sera l’honneur du Conseil de sécurité d’avoir fait prévaloir en Libye la loi sur la force, la démocratie sur la dictature, la liberté sur l’oppression.

Je vous remercie.


 


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Publié par François Rubio - dans GONG
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15 mars 2011 2 15 /03 /mars /2011 16:46

 

catholic-care-ong-sir-ong-humanitaire-rubio.jpgAdoption internationale, homoparentalité et...ONG !

 

L’adoption internationale et les ONG qui travaillent dans ce domaine doivent faire face à des situations nouvelles et très problématiques sur plusieurs aspects : santé, éthique, etc. En effet, l’image du jeune couple sans enfant qui adopte un nourrisson abandonné et maltraité tend à disparaître. 

 

Aujourd’hui c’est une véritable géopolitique nouvelle qui se dessine avec des pays « donneurs » qui n’acceptent plus de voir partir les enfants sans autre forme de réflexion. Pour les adoptants ce sont d’autres combats qui se mènent. Comment concilier égalité et morale catholique lorsque des personnes de même sexe veulent adopter. 

 

« Catholic Care », une ONG anglaise qui refusait d’accueillir des couples homoparentaux, se voit aujourd’hui condamnée pour discrimination. 

Un débat passionné en Grande Bretagne. Demain en France ?

 

 

Adoption charity says it would lose church funding and have to close if Charity Commission ruling stands

The Charity Commission has defended its decision not to allow the charity Catholic Care to prevent gay people from using its adoption service, at a charity tribunal hearing.

During the hearing, which finished on Friday, the commission argued it would be a "serious and demeaning act of discrimination" for the charity to restrict its adoption services to heterosexual, married couples.

 

The charity appealed to the tribunal to quash the commission’s ruling, made in August last year, that it could not change its objects to prevent same-sex couples from using its adoption service. Catholic Care argued that failing to change its objects would force it to close its adoption service because it would lose its funding from the Catholic church.

The commission’s barrister, Emma Dixon, said at the hearing: "The exclusion of same-sex couples is a particularly serious and indeed a demeaning act of discrimination. Weighty reasons would be needed to justify discrimination on the grounds of sexuality."

Dixon said religious belief was not a justification for restricting its services to heterosexual couples.

"The Charity Commission was right to conclude that there were no substantially weighty reasons to justify the exclusion of gay and lesbian couples," she said.

Christopher McCall QC, the barrister acting on behalf of the charity, argued that section 193 of the Equalities Act 2010 allowed organisations to discriminate on the grounds of sexuality if this was "a proportionate means of achieving a legitimate aim".

He said the charity accepted that discrimination was "detrimental in itself", but that its only alternative was to close its adoption service, which would be a bigger loss to the community.

"This service can only be provided on the grounds that it is not open to all," he said. "It is beside the point to argue that it would be better for all to be able to access the service, because that couldn’t happen. We are not proposing any more discrimination than is necessary. What is section 193 for if not this?"

In response to McCall, Dixon said: "There is no evidence as to whether donors would give if the service was open. They haven’t tried. Section 193 would apply if there was a rational link between the restriction and the charity’s aim, and that is what is missing here. The fact that the charity might close is not a justification for discriminating."

Alison McKenna, principal judge of the charity tribunal, said it would make its decision in about a month.

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Tom Power

Tom Power,14 March 2011, 14:21

I completely disagree with the commission's ruling. Firstly, there are many other non religous adoption societies which will cater for same sex couples.

Secondly, does society believe that by forcing Catholic Care and other such Christen Adoption Societies to go against their strongly held beliefs and breach their long held ethical staandards that they are building an inclusive society.

In reality they are discriminating against a large minority of the population.

This is just one more example of a secular society forcing its views onto those who hold strong moral beliefs that ther is a natural order to things and that the adoption of children into same sex relationships is not part of that natural order.

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richard morrison

richard morrison,14 March 2011, 14:29

Equality and diversity are antonyms. The business of equal strands eg sexuality and religion, having the same equal value, protection and space for their diversities have been closed down by the law, which is sometimes an ass.

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Roger Pearse

Roger Pearse,14 March 2011, 14:31

The reporting is a little weird, in that it misses the point.

Surely Catholic Care is not rejecting gays because it feels like it? Rather it's rejecting gays because it is Catholic. That is, it is an agency of the world's largest religion \(ca. 2.2bn people at the last count), which has a defined policy on this issue.

Let's be clear that it is possible to discriminate against Catholics. This country had such laws for centuries.

The point of all of this is that the Catholics are not allowed to run adoption agencies unless they renounce a Catholic principle. That should make all of us shiver. For what else is religious discrimination than this, for the state to insist on something that it knows its victim cannot agree to, just because it cannot agree to it?

I am not myself a Catholic, not affected either way by the matter. But the whole concept of the state doing this to private organisations should make us all shiver. Catholics are innocuous. A tolerant state never has any problem with them. Only states like China interfere with them like this.

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John Wilks

John Wilks,14 March 2011, 14:43

in line with this ruling and the direction in which legal argument seems to be moving, would this make membership criteria of whatever organisation discriminatory?

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Barrie W Cooper

Barrie W Cooper,15 March 2011, 09:50

This proves to me that the Charity Commission is not fit for purpose and that it has become a tool of political correctness imposed by UK and EC government. The CC simply refuses to acknowledge that charities were started in response to real needs and are run to fill gaps not met by government and its statutory agencies. Ordinary citizens decided which charities to support, based upon their complete understanding of what needs doing and how they wish to donate their time, energy and money. Government is already over-riding all this by imposing the Lottery QUANGO on us, to make us support politically correct 'good causes' rather than those we choose of our own free will. Now it is using the Charity Commission to do the same. When will common sense prevail? Their proper job is to regulate charities to ensure that criminals do not infiltrate and defraud the public but they do not to be very good at it! How on earth will the move to working solely on line improve their performance?

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Nicolas Bellord

Nicolas Bellord,15 March 2011, 10:16

I absolutely agree with Barrie Cooper. After more than 50 years specialising in Charity Law I too have come to the conclusion that the Charity Commission has been taken over by NuLabour political correctness.

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Flora Williamson

Flora Williamson,15 March 2011, 10:18

If Catholic Care wants to carry on using discrimination as a way of deciding who good parents will be why don't they just stop being a charity. Problem solved.

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Revd Martin Reynolds

Revd Martin Reynolds,15 March 2011, 11:27

All the Roman Catholic Church had to do was prove that there were sound reasons to justify this discrimination, a discrimination the law specifically allows. That hardly seems a major hurdle – nor, it appears to me, does it smack of political correctness gone wrong.

The High Court asked the Commission to weigh these matters and investigate the claims made by the Roman Catholic Church to justify this discrimination. The subsequent decision of the Commission is worth reading and I can only assume that some on this thread have not managed to read this.

All the justification, apart from the Roman Catholic Church's own threat to cut off funding proved to be unfounded.

Close examination, I believe shows that the Commission have behaved in an exemplary way in dealing with this application.

The Roman Catholic Church does not come out of these proceedings well. Their appeal to the model of the Holy Family as the guiding principle in their fostering and adoption work is at worst a cynical ploy while at best a new revelation. Agencies operating as arms of the Roman Catholic Church have prepared many single, gay, divorced singles, divorced and remarried couples and unmarried couples for the roles of Foster Carers and Adopters. To argue now that every child needs a mother and a father seems to undermine if not attack these families they have helped to form without this. They have cause deep offence to many whom they have themselves prepared.

For most charities fostering and adoption work brings substantial funding and provides a healthy profit to fund other ancillary work.

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charlie marshall

charlie marshall,15 March 2011, 13:39

As I am sure Flora Williamson knows, the fundamental reason organisations aspire to be charities is access to funding. As to the CC, cosiness, parochiality, PC and an unwillingness to live in the real world, would seem to characterise its approach

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14 mars 2011 1 14 /03 /mars /2011 15:58

Le financement des ONG et leur indépendance. 

 Gong logo - ong humanitaire rubio 

Par Francisco RUBIO.

Les ONG « balancent » entre éthique et efficacité. A savoir qu’elles sont souvent à la recherche de financements quand elles n’ont pas un réseau solide de donateurs.  

Les bailleurs, c'est-à-dire les organisations qui financent (Etats, organisations internationales, collectivités territoriales, entreprises, etc.)  ont souvent derrière la vitrine de la générosité des arrières pensées et les ONG peuvent être de très bons véhicules pour faire passer des projets politiques ou religieux, voire économiques. 

Ce n’est un secret pour personne que la Lybie ou l’Arabie Saoudite ont souvent financé des organisations dont l’objectif sous couvert d’aide internationale était la diffusion d’une propagande. Parfois, dans un cadre totalement illégal. Il s’agit parfois aussi de recycler des financements douteux. 

La transparence des financements est un impératif pour éviter de tomber dans des pièges. 

 

Un scandale illustre ces propos, aux Etats-Unis, sur les méthodes utilisées par les agences de collecte de fonds. L'une des plus importantes d'entre elles a été piégée par des journalistes sur les conseils qu'elle pouvait donner à des organisations qui se réclamaient d'un Islam très engagé, aux méthodes très surveillées par les organisations officielles fédérales américaines. Les patrons de cette agence ont du démissionner.

F.R.

 

Visionnée plus d'un million de fois en trois jours, la vidéo continue son tour du monde :

 Video Schiller - ong humanitaire rubio La vidéo en caméra cachée (cliquez sur l'image)

New Video Depicts NPR Fund Raiser Offering Advice About Avoiding Oversight

By Suzanne Perry

In a new undercover video released today, an NPR fund raiser can be heard advising a fictitious Muslim group on how to make an anonymous donation that would escape government oversight.

In recorded phone conversations, Betsy Liley, NPR’s director of institutional giving, discussed the mechanics of making a secret gift, in response to a question from somebody who turned out to be posing as a donor.

The video was produced by Project Veritas, an organization run by the conservative activist James O’Keefe that on Tuesday released another highly damaging videoinvolving top NPR fund raisers.

In the video released today, the questioner asked about government oversight of NPR as a tax-exempt organization that received federal money.

In response to a question about whether NPR could shield the group from an audit, she said: “I think that is the case, especially if you were anonymous, and I can inquire about that.”

Ms. Liley also said NPR’s legal counsel would draw up a gift agreement setting out the terms of the donation, which she understood would be for unrestricted use. NPR earlier said it had “repeatedly refused” to accept the group’s gift.

NPR released e-mails showing that NPR executives had sought proof that the potential donor was a charity under Section 501(c)(3) of the tax code and had requested its Form 990 informational tax returns.

In one e-mail, Vivan Schiller, who resigned as NPR's chief executive after the first video was released, told colleagues that a representative of the group was insisting on delivering a check. "I said that's very generous," she wrote, "but we really need to sort out these issues first." She said she had told him the donation would not have to be reported publicly, but would have to be reported to the IRS.



NPR Criticizes Fund Raiser

This is the second video released this week in which Ms. Liley appears. In the one released Tuesday, Ms. Liley and another NPR fund raiser, Ronald Schiller, could be seen discussing a potential $5-million donation over lunch with people posing as representatives of a fictitious group they called the Muslim Education Action Center.

Both Ronald Schiller and Vivian Schiller (no relation) resigned after the release of that video, which showed Mr. Schiller criticizing the Tea Party and Republicans and saying NPR would be better off in the long run without federal money.

NPR, which has placed Ms. Liley on administrative leave, issued a statement disavowing the fund raiser’s remarks.

The statement made by Betsy Liley in the audiotapes released today regarding the possibility of making an anonymous gift that would remain invisible to tax authorities is factually inaccurate and not reflective of NPR’s gift practices,” it said. “NPR complies with all financial, tax, and disclosure regulations.”


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13 mars 2011 7 13 /03 /mars /2011 15:27

Le ROP, Réseau francophone de recherche sur les opérations de paix publie dans son dernier bulletin d’intéressantes informations sur les opérations de maintien de la paix. Ce réseau illustre à sa façon le rôle essentiel joué par les organisations de la société civile dans les opérations de maintien de la paix et le rapprochement des acteurs. A cet égard on peut rappeler ici l’action menée en Afrique et au nord du contient Africain par l’ONG San Egidio. Au Mozambique ses acticités et sa présence ont permis d’aboutir à un accord de paix. Toutes ses initiatives ne furent pas couronnées de succès, hélas. Mais progressivement la diplomatie non-gouvernementale fait son chemin.

Francisco Rubio
[Valid RSS] 

 


Édition du jeudi 10 mars 2011

Pour les dernières nouvelles sur les opérations de paix : operationspaix.net

Pour contacter l’équipe du ROP: info@operationspaix.net

 

-o0o-

 

 

Lexique du ROP

 
 
 
Affaires civiles
Affaires humanitaires
 
 
 
 
 
Base de soutien logistique (Brindisi)
 
Bureau de l’État de droit
 
 
 
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12 mars 2011 6 12 /03 /mars /2011 14:19

GONG présentation

 

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Pour suivre les évolutions et les mises à jour du site, il suffit de cliquez sur l'icone ci-dessus. Elle permet d'accéder au flux RSS du site.

Aux commentaires hebdomadaires de la rubrique 'Humeurs' s'ajoute désormais les informations essentielles à (re)découvrir pour connaître vraiment l'univers des ONG et de l'HUMANITAIRE (sites, documents esentiels). Cette nousvelle rubrique s'appelle GONG !

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12 mars 2011 6 12 /03 /mars /2011 10:20

 

Charity-Navigator600px- ong humanitaire rubio

CharityNavigator.Com le plus grand site américain d’évaluation des ONG se mobilise pour les victimes du tremblement de terre au Japon. Charity Navigator est un outil précieux de connaissance des ONG et surtout d’évaluation de leurs performances. Même s’il faut toujours prendre avec précaution les résultats, il n’en demeure pas moins que l’analyse est intéressante pour tous ceux qui s’intéressent à l’action des ONG.

http://www.charitynavigator.org/
F. Rubio. 


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Tips to Donating During This Time of Crisis

Last night, a 8.9-magnitude earthquake struck Japan north of Tokyo resulting in a devastating tsunami. There are reports of injuries and thousands are feared to be dead.

Charities are beginning to mount an emergency response and donations are needed to help provide relief to those in need.

To help you make the most of your charitable donation, Charity Navigator’s staff has published donating tips and a list of charities responding. We will continue to update that list as we learn of more charities assisting with the relief efforts.

You can also follow our updates on twitter, facebook and blogger.

139 Harristown Rd, Suite 201 | Glen Rock, NJ 07452 US

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11 mars 2011 5 11 /03 /mars /2011 17:16

UNICEF 2011 - site ONG humanitaire RUBIO

Le rapport 2011 est consacré à l'adolescence et la mise en perspective de ce moment de la vie, avec de nombreux thèmes comme l'éducation et le développement économique. Une source précieuse d'informations pour toutes les ONG qui travaillent dans ce secteur.

F.RUBIO


 

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Présentation

  • : ONG &amp; Humanitaire NGOs
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